Notre Metier

Un scaphandrier est un plongeur sous-marin effectuant des explorations, des inspections ou des travaux subaquatiques. Les scaphandriers peuvent travailler dans différents domaines, tels que le génie civil, le génie militaire, le forage ou la production gazière ou pétrolière.

Un plongeur professionnel est un spécialiste dans le milieu sous-marin. Il effectue des explorations, des travaux en eaux profondes, ou des inspections de conformité. Les scaphandriers peuvent travailler dans différents domaines, comme l’archéologie sous-marine, le génie civil, la marine nationale, le forage ou encore l’extraction gazière ou pétrolière. C’est un métier qui demande une excellente condition physique et une habilitation à la plongée sous-marine

Le plongeur scaphandrier peut travailler dans de nombreux domaines. A l’image d’un cordiste, il possède une spécialisation en plus de la plongée. Nageur accompli, le scaphandrier est amené à fréquemment se déplacer dans son travail : hormis les grandes zones portuaires, c’est un travail essentiellement composé de missions, la monotonie n’est pas de mise ! Archéologue, biologiste, tuyauteur, soudeur, secours, démineur, foreur, électricien, il existe beaucoup de possibilités d’exercice, un plongeur peut à tout moment s’orienter vers un nouveau domaine.

Le plongeur doit, dans tous les cas, avoir une excellente condition physique et parfaitement connaître son matériel. Il peut aussi être amené à utiliser des filets, des métaux, seaux, sacs, lampes, mais aussi des appareils spéciaux, tels que des robots sous-marins. Le moindre dysfonctionnement doit être identifié, une fois dans l’eau, on ne peut pas revenir en arrière! En fonction de la zone à explorer, il doit toujours déterminer la dangerosité du lieu et identifier les principaux risques d’accidents. A la vue de l’eau, il doit estimer le degré de visibilité et la température afin de sélectionner la combinaison et les types d’éclairages nécessaires.

Il doit aussi savoir lire une carte marine et maîtriser les signaux de plongées (communication par signe, bouées…). L’autonomie est de rigueur dans le travail, le scaphandrier ne travaille qu’en effectifs réduits. Les paliers de décompression sont également un indispensable à connaître pour travailler en toute sécurité.

Contrairement au plongeur autonome, le scaphandrier est, le plus généralement, alimenté en gaz respirable par la surface, via son narguilé, partie intégrante de son scaphandre à casque. Il utilise différents types de casques de plongée et d’habits en fonction du travail qu’il a, à effectuer ou des conditions dans lesquelles il doit plonger. Il y a eu tout de même quelques modèles de scaphandres qui ont été autonomes et n’ont donc pas été alimentés en air de surface, comme, entre autres, les scaphandres (détendeurs alimentés par une réserve d’air comprimé, ou les scaphandres Dräger (recycleurs alimentés en oxygène et fabriqués en Allemagne à partir de 1912).

De nos jours les scaphandriers qui travaillent dans l’entretien des ports (installation et maintien de câblages subaquatiques, bouées de surface, filets de contention etc.) utilisent souvent des scaphandres autonomes et des gilets stabilisateurs qui leur permettent de descendre ou de remonter selon les différentes profondeurs auxquelles ils sont amenés à travailler (de faibles profondeurs dans ces cas-là, le plus souvent inférieures à 10 mètres). Lorsque les scaphandriers sont amenés à ne travailler que sur le fond marin, à des profondeurs où l’oxygène contenu dans l’air comprimé n’est pas encore toxique par hyperoxie, la limite étant d’à peu près 60 mètres, les scaphandriers peuvent encore respirer l’air de surface. Au-delà de cette profondeur, limitée par les dangers de l’hyperoxie de l’air comprimé, le scaphandrier peut plonger en respirant des mélanges de gaz qui réduisent la teneur en oxygène, comme le trimix ou l’hydreliox. Si elles sont strictement contrôlées et préparées à l’avance les plongées aux mélanges permettent aux scaphandriers de travailler à des profondeurs de l’ordre de 200 ou 300 mètres, voire de 500 mètres, comme celles réalisées dans les années 1970 par la Comex et le GISMER3.

Les scaphandriers contemporains sont des ouvriers généralement polyvalents ayant des connaissances dans la soudure, le coupage, les explosifs, la menuiserie, le béton, les composés d’injection, les outils pneumatiques et hydrauliques, l’opération de chambres hyperbares, la vidéo et la photographie sous-marine, la manœuvre d’embarcation, en plus de l’utilisation et l’entretien d’une grande variété d’équipements de plongée.

L’eau est son élément. En mer ou en eau douce, en surface ou jusqu’à 50 mètres de profondeur, avec une visibilité réduite voire nulle, le scaphandrier intervient sur des installations portuaires, inspecte barrages et épaves, construit des plates-formes de forage, établit la connexion des pipe-lines immergés, surveille et répare des puits de forage –

Métier de niche, on ne compte pas plus de 100 scaphandriers au Maroc. Avec le développement des énergies marines renouvelables, les entreprises font état d’un important besoin de main-d’œuvre.

Que fait-il concrètement ?

Le/la scaphandrier/ère travaux publics intervient en milieu subaquatique. Il/elle est soumis/e à une pression supérieure à la pression atmosphérique locale. Il/elle exerce son activité sur un chantier de travaux publics immergé, entre 0 et 50 mètres, revêtu/e d’un scaphandre. Les conditions environnementales peuvent être difficiles : courants, froid, visibilité faible, etc. Il/elle travaille dans les ports, canaux, fleuves, lacs et bassins, barrages pour 90 % de son activité mais peut aussi être amené/e à plonger dans des égouts, canalisations d’usines, etc.

Les secteurs d’activité potentiels : les ports autonomes, les barrages hydroélectriques, les voies navigables… mais aussi les collectivités locales (réseaux eaux usées et eaux pluviales).

Il/elle accomplit des tâches simples mais extrêmement variées telles que relevé et inspection d’ouvrages, démolition, construction et réparation d’ouvrages en béton, assemblage ou démontage d’éléments assemblés mécaniquement (grilles, canalisations), levage, soudage, etc.

Le/la scaphandrier/ère travaille toujours en équipe, sous la responsabilité du chef d’opération hyperbare. Le respect rigoureux des règles de sécurité est de mise. Il/elle doit également veiller au bon fonctionnement de ses matériels et équipements. Il/elle est en communication permanente avec le personnel de surface pour sa sécurité et pour faire état de ses observations et de l’avancement des travaux.

Aptitudes souhaitées : Excellente condition physique, capacité à travailler en milieu confiné, maîtrise de ses émotions, respect rigoureux des consignes, sens de l’orientation

La réglementation hyperbare définit précisément les prérogatives des plongeurs professionnels en termes de profondeur et de travaux subaquatiques.

En fonction de leur formation, les scaphandriers ont accès à plusieurs zones de profondeurs, définies par une catégorie, appelée « Classe » ou« LEVEL»

LEVEL 0 pour travailler jusqu’à 12 mètres de profondeur ;

LEVEL I pour travailler jusqu’à 30 mètres de profondeur ;

LEVEL II pour travailler jusqu’à 50 mètres de profondeur ;

LEVEL III pour travailler au-delà de 50 mètres de profondeur.

Leur formation leur donne également accès à différents types de métiers, définis par une « mention » correspondant à l’activité professionnelle exercée :

Mention A pour les travaux subaquatiques (activités de scaphandrier) : travaux maritimes, pétroliers, industriels, opérations de génie civil (BTP), etc.

Mention B pour les interventions subaquatiques :

– Activités physiques ou sportives ;

– Archéologie sous-marine et subaquatique ;

– Arts, spectacles et médias (photographes, cameramen, cadreurs, éclairagistes, acteurs, etc.) ;

– Cultures marines et aquaculture (aquaculteurs, marins-pêcheurs, corailleurs, ostréiculteurs, etc.) ;

– Défense ;

– Pêche et récoltes subaquatiques ;

– Secours et sécurité (policiers, douaniers, sécurité civile, pompiers, etc.) ;

– Techniques, sciences et autres interventions (océanographes, biologistes, archéologues, etc.).

Mention C pour les interventions sans immersion : concerne essentiellement les personnels affectés à la mise en œuvre des installations hyperbares médicales (médecins, infirmiers, aides-soignants, techniciens, etc.) mais également les travailleurs intervenant dans les domaines :

de la défense ;

des secours et de la sécurité ;

scientifiques et techniques.

Mention D pour les travaux sans immersion : concerne tous les autres personnels qui interviennent en milieu hyperbare sans immersion (tunneliers, soudeurs hyperbares, tubistes, agents des centrales nucléaires, personnels de l’industrie aéronautique, etc.).

Ainsi par exemple, un scaphandrier Classe ou LEVEL II A pourra travailler dans les ports, au pied des barrages ou sur des plates-formes pétrolières jusqu’à 50 mètres, un Classe ou LEVEL I B pourra effectuer des opérations d’archéologie sous-marine ou aquaculture jusqu’à 30 mètres, etc.